Accéder au contenu principal

 EN TEMPS DE PAIX POUR PRÉVENIR LA GUERRE

LA RAISON D’ÉTAT IMPLACABLE IMPOSÉE AU PEUPLE POLYNÉSIEN AVEC LE CONCOURS DE QUELQUES HOMMES POLITIQUES CONCILIANTS

Le Centre d’expérimentations du Pacifique – C E P, pour l’indépendance de la France

Si vis pacem, para bellum

Ce sont 193 essais qui furent réalisés ici, entre 1966 et 1996, en Polynésie, dans le pacifique sud malgré les protestations, y inclues celles des pays avoisinants. Des explosions depuis des barges, puis aériennes, sous ballons, à partir d’avions Mirage IV ont irrémédiablement contaminé notre espace. Puis ce devinrent des explosions sous-marines dans le lagon et enfin des explosions souterraines sous couronne récifale et sous lagon, à Moruroa et Fangataufa.

Bombes à neutron (N) à rayonnement renforcé et bombes H (à hydrogène, à fusion ou thermonucléaire). Autant d’instruments pouvant provoquer des génocides sont testés dans le pacifique, y compris par les Etats-Unis d’Amérique. La mort instantanée faisait sens puisque pouvant être enclenchée à distance et capable de tuer des centaines de milliers d’humains sans aucune distinction, civils comme militaires. La face du monde était en pleine mutation après les traumatismes engendrés par la 2ème guerre mondiale. L’arme de destruction massive voulue par l’Etat français allait être testée ailleurs qu’à Paris. Fission, fusion, tout fut essayé.

Résultat : Plutonium - 239, uranium - 235, font partie l’héritage des « polynésiens de France ».

Il y a eu mise en danger de la vie de 150 000 civils et militaires confondus, hommes et femmes travailleurs du nucléaire, donc de toute une population dangereusement exposée en raison des mensonges commis par tous ceux qui savaient et qui n’ont surtout rien révélé à ceux qui ignoraient les dangers avérés, puisque identifiés par les précurseurs de cette invention ! Les japonais d’Hiroshima et de Nagasaki, centres militaro-industriels en avaient pourtant subi les conséquences apocalyptiques en riposte à l’attaque sur Pearl-Harbour à Hawaii qui allait aboutir à leur capitulation…

Convoitise attisée par l’appât du gain, suivie par diverses phases économiques déstabilisantes

Après l’épopée du phosphate de Makatea exploité dès 1910, suivie du boom économique ponctuel cinématographique engendré par le tournage en 1962 des mutinés de la Bounty il y eut les essais nucléaires français !

Pour acheter les consciences, les salaires des travailleurs de l’atome n’avaient aucune mesure avec ce qui se pratiquait à l’époque et ce fut une ruée vers ces nouveaux emplois.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  POUVAN’A A OOPA Plusieurs hommes se sont pourtant levés pour contrer ce funeste destin. Avant même la mise en place du Centre d’expérimentation du Pacifique, le plus grand d’entre eux fut victime d’un complot car sacrifié pour l’exemple aux fins d’anéantir la capacité mobilisatrice d’éventuels opposants au projet de Charles DE GAULLE. Le metua Pouvanaa a Oopa déchu de tous ses mandats électifs fut rapidement exilé : en France… La raison d’Etat venait de le frapper. Un général président bénéficiant de complicités locales obtint qu’il soit neutralisé durant des années en le coupant de son lien avec sa terre natale, car sa réputation et son charisme grandissant inquiétait. Le nombre de retombées radioactives a forcément des conséquences incalculables et emporte la conviction de tous ceux qui ont déjà été impactés personnellement ou de manière collatérale car ayant perdu un proche, un parent, un ami, un amour… La rhétorique du mensonge et de l’inertie a trop longtemps ...
  La réalité, c’est qu’aujourd’hui, ces atolls sont irrémédiablement pollués par des déchets de tous types. Il est donc illusoire d’affirmer pour certains et de croire pour les autres, qu’ils seront totalement décontaminés un jour. L’océan qui les entoure a également été converti en plusieurs endroits, en poubelle nucléaire. Les sites d’immersion en témoignent : Le site «  Novembre  » localisé entre 4 et 8 km de Moruroa Le site «  Oscar  » quant à lui, localisé à 5 à 10 km de distance du même atoll a reçu pas moins de 2 580 tonnes de déchets radioactifs conditionnés , conteneurs béton ou en vrac immergés entre 1974 et 1982. Ils souillent les fonds marins pour l’éternité, à des profondeurs de 2 000 à 2 500 mètres. Leur radioactivité totale (plutonium) est estimée à environ 60 gigabecquerels .   Sur le site «  Hôtel  » de Hao à environ 8 km de l’atoll, ce sont pas moins de 76 tonnes de déchets radioactifs non conditionnés...
  Papeete devint la base arrière du C E P, Moruroa et Fangataufa sites d’essais et Hao, base avancée. Exode rural, crise du logement, extension du port de Papeete, édification de casernes (militaires et gendarmes) et de cités pour héberger des milliers de familles venues de l’Hexagone furent nécessaires et «  nécessité fait Loi   ». L’expansion qui en a résulté a permis d’installer une administration dirigée par des gouverneurs, puis par des Hauts commissaires, avant de concéder à l’élite politique du moment des acquis statutaires que s’évertueront à rejeter une minorité grandissante hostile à la présence française et l’on peut les comprendre après analyse objective de cet héritage dont plusieurs pans se révèlent toxiques. Juges et procureurs incarnant la Loi française ont remplacé et bouleversé ainsi l’ordre ancien, reléguant ceux qui exerçaient cet office avant eux à un rôle subalterne le plus souvent, quand ils n’ont pas tout simplement été évincés. Cette aventur...